C4 – Comment soigne-t-on le coco-vide en France ?

Cela dépend de la gravité, du stade de la maladie et du moment de l’année où s’est déclarée la maladie (puisque les recommandations ont évolué ainsi que le virus lui-même). On peut distinguer 3 « parcours » potentiels pour les malades dans l’ordre de gravité : rester à la maison, consulter un médecin libéral, se rendre aux urgences.

  • Pour les formes bénignes voir asymptomatiques : on ne fait rien, débrouillez-vous. ça va se passer.
  • Pour les formes symptomatiques sans détresse respiratoire :
    • Doliprane et reste chez toi (au passage, comme tout anti-inflammatoire, le paracétamol baisse l’efficacité de la lutte du corps contre le virus)
    • La consigne donnée aux médecins de famille (les libéraux, les médecins de première ligne, les premiers à voir les malades avec des symptômes de type « grippaux » en général), ont été invités à ne pas accepter les patients dans leurs cabinets.
    • On leurs a également interdit de prescrire l’hydroxychloroquine du protocole Raoult par décret, décret qui a été levé par la suite le jour où une plainte d’un collectif d’avocat visait l’irrégularité de ce décret. Depuis juillet, il est de nouveau possible de prescrire cette molécule hors AMM mais ce sont les pharmaciens qui n’ont pas l’autorisation de le délivrer… Raoult, à l’IHU de Marseille, utilise quant à lui une autorisation RTU, une autorisation dérogatoire spécifique à son institut et se fournit directement à sa pharmacie. Son traitement est donc toujours inaccessible en dehors des établissements de soin.
    • D’autres médecins dans l’Est au plus fort de la crise, ont traité cette maladie comme on traite habituellement une bronchite ou autre pathologie respiratoire saisonnière à l’aide d’antibiotiques d’usage courant notamment l’azythromycine (présent dans le traitement « Raoult » également), un macrolide, ou encore une céphalosporine de 3ème génération, avec de très bons résultats… et des emm*rdes auprès de l’ordre des médecins…
    • En cas d’apparition de détresse respiratoire, le médecin libéral est censé dire à son patient d’appeler le SAMU. Et il s’est vu parfois que le SAMU réponde de rester à la maison et de prendre du Doliprane pour ne pas engorger les services d’urgence.
  • pour les formes plus graves :
    • Oxygénothérapie : à l’aide d’un masque si le patient est encore conscient. Puis rapidement on a préconisé l’intubation avec des respirateurs artificiels (début 2020) pour se rendre compte que ce n’était pas bénéfique finalement, l’intubation ayant aussi fait beaucoup de dégâts,
    • finalement, en comprenant mieux le fonctionnement de la maladie, les anti-coagulants et la cortisone ont été bien plus efficaces (micro-embolies pulmonaires et orage cytokinique)
    • les patients dans les EHPADs se sont vus interdits de soins à l’hôpital et leur mort a été adoucie au Rivotril, une sorte de Valium puissant contre-indiqué en cas de détresse respiratoire.

Articles sur la maladie et les traitements

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